Réponse du SGLCE-CGT au pseudo-article du Figaro du 7 février

Publié le par Tramerouge

 

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Réponse au Figaro daté du 7 février 2013

Si la vie sociale de 1250 ménages n’était pas menacée, nous pourrions ironiser à la lecture de l’article : « Presstalis, le conflit qui mine la presse » paru dans Le Figaro de ce jour. Devant un tel tissu de mensonges et tant d’inepties, nous pourrions raisonnablement penser que la première salle de shoot a vu jour au 14 boulevard Haussmann, siège du Figaro et que Monsieur Enguérand RENAULT, auteur dudit article, en est un membre consommateur actif. Certes, à la sortie, ce n’est pas l’euphorie qui habite ce soidisant journaliste, mais une haine viscérale contre les salariés et la CGT. Le serviteur du propriétaire du journal, visiblement, n’a pas connaissance ou ne reconnaît pas la « charte d’éthique professionnelle des journalistes » qui considère la calomnie, l’accusation sans preuves, la déformation des faits et les mensonges comme les fautes professionnelles les plus graves. Sa haine pour ceux qui luttent pour leur emploi, leur statut, leur vie, qu’ils soient de Presstalis, fonctionnaires, cheminots, salariés de Goodyear, de PSA... l’aveugle à tel point qu’il en arrive à se contredire dans un même article. Ubuesque, en effet ! Ainsi peut-on lire : « en dix ans, le volume de journaux à acheminer chaque jour a diminué de 25 %. Or, dans le même temps, les effectifs de Presstalis sont restés constants » et deux colonnes après : « la situation est ubuesque.

Presstalis multiplie les plans de départs depuis des décennies. Il y en a eu en 1994, 2000, 2004, 2007... ». C’est la seule vérité de l’article ; en effet, les effectifs sont passés d’environ 6 000 salariés en 1994 à un peu plus de 2 000 en 2012. Ensuite, le valet de celui qui a été condamné d’inégibilité divague sur les salaires des ouvriers (5 000 € brut), alors qu’un ouvrier de la SAD a un salaire moyen de 1 900 € et ceux de Paris tournent entre 2 300 à 2 600 €. Mais le vassal de celui qui tient un discours aux relents homophobes se pose-t-il la question de la rémunération des hauts dirigeants et missionnés qui se succèdent à Presstalis ou de ceux qui, à la direction des quotidiens, ne voient le journal que par le prisme comptable ?

En fin d’article,l’overdose de haine attaque les neurones du « chien de garde » du marchand d’armes. Il aurait vu sans bouger de son siège du « desk » des ouvriers équipés de « battes de baseball, de barres à mines et de marteaux ». Enfin, la salle de shoot de la haine termine son effet et le domestique de celui (Serge DASSAULT) dont le père (Marcel) fut sauvé du camp de la mort de Buchenwald par Marcel PAUL, membre du Parti communiste et de la CGT, est atteint de schizophrénie et croit entendre un responsable syndical dire « si vous n’imprimez pas, nous ne pourrons pas détruire les journaux. Imprimez, sinon la grève sera prolongée. »

Monsieur Enguérand RENAULT, ce qui mine la presse, ce ne sont pas les salariés de la Distribution, c’est votre façon d’exercer le journalisme et nous aimerions faire plaisir à votre journal en plagiant l’ancien président de la République dans une réponse devenue célèbre « pauvre... » mais notre éducation ne nous le permet pas.

Paris, le 7 février 2013

 

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